Argumentaire

iconConso handVous êtes consommateur et vous vous inquiétez des conséquences des accords de libre-échange sur le niveau des normes (et donc la qualité des produits). L’initiative estime que la population doit non seulement être informée, bénéficier de normes souverainement déterminées, mais aussi pouvoir participer à l’élaboration de projets agricoles et alimentaires.

iconPaysan handSi vous livrez dans les grandes filières, vous êtes sans doute sous pression de vos acheteurs. Vous ne savez pas forcément à quel prix votre produit sera acheté, 

Uniterre-Femmes
En tant que femmes, nous soutenons l’initiative pour la souveraineté alimentaire.
Les femmes de Via Campesina et Uniterre s’engagent pour la souveraineté alimentaire, partout dans le monde. Nous soutenons les mouvements populaires pour la souveraineté alimentaire car il est important de s’opposer à la politique néolibérale des gouvernements et de faire émerger des solutions porteuses d’avenir.

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Il n’est pas rare que le concept de souveraineté alimentaire soit considéré comme un projet développé par les paysans du sud et pour les paysans du sud. C’est inexact. Ce concept a été  conçu par des organisations paysannes provenant de tous les continents. Il permet d’illustrer qu’il n’y a pas d’opposition entre agriculture paysanne du sud et du nord mais plutôt entre deux types de modèles agricoles : l’un paysan, essentiellement orienté vers les besoins des populations locales et l’autre industriel, destiné essentiellement à l’exportation.

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Le rôle premier de l’agriculture est de nourrir la population avec des denrées alimentaires saines. Elle doit le faire en fonction des ressources disponibles dans le pays et des attentes de sa population. La Suisse a pour l’heure un approvisionnement indigène relativement diversifié.

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L’initiative souhaite voir exister et se renforcer une agriculture paysanne qui permette aux personnes qui sont actives dans ce secteur de vivre correctement de leur travail. L’agriculture paysanne n’est possible que par la contribution de femmes et d’hommes actifs qui mettent leur savoir à disposition. Ainsi, l’initiative souhaite clairement une augmentation du nombre d’actifs dans l’agriculture.

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L’initiative souhaite favoriser l’émergence d’un marché indigène transparent. A ce jour, le marché ne fonctionne que partiellement car il est dominé par un tout petit nombre d’acteurs qui forment un oligopole. La concentration de l’échelon de la distribution est la plus forte d’Europe.

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L’agriculture suisse repose également sur la main d’œuvre extra-familiale. Cette main-d’œuvre ne bénéficie pas de conditions convenables de travail. Malheureusement, les efforts pour trouver des solutions au sein de la branche n’ont pas porté leurs fruits. Il y a un contrat type par canton, tous différents tant en terme de rémunération que d’heures de travail hebdomadaires.

La souveraineté alimentaire souhaite une agriculture rémunératrice. Il faut ainsi que paysans comme les salarié-e-s agricoles voient leurs conditions socio-économiques s’améliorer.

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Aujourd’hui, les questions liées à l’agriculture et l’alimentation ne sont pas suffisamment débattues au sein de la société. Ainsi, il serait souhaitable d’avoir des espaces populaires de dialogue permanant permettant d’échanger de l’information et construire des politiques de manière aussi démocratique que possible. Le dialogue avec la société doit se placer au delà des campagnes de marketing et de promotion des produits.

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Nous ne pouvons continuer à faire fi des différences de coûts et de normes de production entre pays. Même de pays qui font frontière avec la Suisse. Ainsi, inévitablement, dans l’environnement suisse, il est inévitable d’avoir des coûts de production plus élevés que chez nos voisins. A moins d’agir sur les seules « variables ajustables » que sont les êtres humains en réduisant leurs conditions sociales, ou sur l’environnement.