Le Conseil fédéral a refusé mercredi 16 février, sans contre projet, l’initiative «Pour la souveraineté alimentaire». Notre initiative populaire pour une agriculture locale, durable, diversifiée, rémunératrice et sans OGM souhaite un changement fondamental de paradigme. Nous nous engageons pour une économie locale et circulaire et pensons aux générations futures. 

Cela nécessite de renforcer une agriculture socialement et écologiquement durable. Nous sommes en ce sens complètement en phase avec les recommandations du rapport mondial sur l’agriculture (2008) et des objectifs durable de l’ONU comme de l’agenda 2030. 

 

L’Alliance pour la souveraineté alimentaire, fondée en septembre 2016 et qui regroupe à ce jour plus de 70 organisations, critique très clairement la politique agricole actuelle qui détruit l’agriculture paysanne.  Chaque jour, entre 2 et 3 fermes cessent leur activité, le prix du lait est passé de 80 cts par litre en 2008 à 50 centimes aujourd’hui. Cela a une conséquence sur l’ensemble de l’agriculture. Nous exigeons des prix équitables à tous les échelons de production et dans chaque filière. Le Conseil fédéral, comme les Chambres, s’engagent sans cesse pour des „relations commerciales transfrontalières“ qui ont pour conséquence directe une pression insupportable sur les prix et une concurrence accrue. Nous nous engageons pour un commerce équitable sur le plan local comme international, comportant des règles claires.

La Suisse a la chance d’être le premier pays au monde a pouvoir voter démocratiquement sur l’intégration de la souveraineté alimentaire dans sa Constitution. Une approche qui tend vers une démocratisation profonde de nos systèmes alimentaires, qui offre des perspectives aux paysannes et paysans et qui propose une agriculture durable porteuse d’avenir. Nous sommes convaincus que l’initiative pour la souveraineté alimentaire renforcera clairement le potentiel d’innovation au sein des systèmes agricoles et alimentaires et permettra de créer de nouvelles places de travail tout au long des filière puisqu’elle concentre son projet en direction de systèmes économiques régionaux.